Législatives : treize jours pour convaincre les principaux candidats

Mis en ligne le 30 mai 2007  

C’est déjà la dernière ligne droite pour la campagne des élections législatives ! Le premier tour est en effet prévu le 10 juin - dans treize jours ! - et le second le 17 juin.

Une démarche de terrain "indispensable"

A l’heure où les candidats arpentent le terrain de leur circonscription, les responsables mutualistes doivent, sans tarder, aller à leur rencontre, a rappelé le président de la Mutualité française, Jean-Pierre Davant, lors du conseil d’administration fédéral du 25 mai.

La veille, le comité exécutif a estimé que ces contacts étaient « indispensables » alors que l’actualité législative des prochains mois s’annonce extrêmement dense, en particulier pour la « Sécu ».

Devant le dérapage des comptes, le comité d’alerte sur l’évolution des dépenses d’assurance maladie a demandé des mesures de redressement (lire la réaction du Président de la Mutualité Française).

La santé au coeur du débat électoral

Cette démarche de la Mutualité s’inscrit dans la continuité de l’action initiée en janvier dernier afin de donner toute sa place à la santé dans le débat électoral.

Celle-ci s’est notamment traduite par la diffusion d’une campagne dans la presse quotidienne nationale, régionale et gratuite.

Son accroche : « Nous ne serons jamais égaux face à la maladie. Mais l’accès aux soins doit être égal pour tous ».

Pour les mutualistes, trois questions essentielles méritent une réponse :
-  Comment garantir l’égalité d’accès aux soins ?
-  Comment améliorer la qualité du système de santé ?
-  Comment préserver la solidarité, notamment entre les générations, dans le système de protection sociale ?

Après la présidentielle, les élections législatives constituent une seconde occasion à ne pas manquer afin de sensibiliser les futurs députés aux positions du mouvement mutualiste sur toutes ces questions.

La franchise dans le PLFSS 2008

Parmi les premiers dossiers « chauds », le président de la République souhaite instaurer quatre franchises sur les consultations médicales, les médicaments, les analyses biologiques et les frais d’hospitalisation.

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a indiqué le 27 mai que ces franchises seraient inscrites dans le prochain projet de loi de financement de la « Sécu ».

Les futurs députés devront donc se positionner sur cette question importante.

Lors du conseil d’administration du 25 mai, Jean-Pierre Davant a rappelé les inquiétudes de la Mutualité sur ce mode de financement.

« Les franchises ne répondent pas aux besoins de réforme de notre système d’assurance maladie et ne permettront pas une meilleure régulation des dépenses », estime le président de la FNMF.

Ce sentiment semble partagé par nos concitoyens. Selon un sondage publié dans Le Parisien/Aujourd’hui du 28 mai, 61 % des Français considèrent ces franchises comme « plutôt une mauvaise chose ».

Reste maintenant à convaincre les candidats de la nécessité d’une réorganisation en profondeur de notre système !

source : afim