La contraception d’urgence : combien de temps pour pouvoir en bénéficier ?

Mis en ligne le 29 juin 2012  

Cinq jours. C’est le délai maximum dont dispose une femme après un rapport sexuel pour éviter une grossesse non désirée. Quelle que soit la situation à risque : oubli de pilule, accident de préservatif, absence de contraception, il existe différentes méthodes de contraception d’urgence efficaces.Le ministère en charge de la santé et l’Inpes lancent une campagne (à la radio et sur Internet) sur la contraception dite « de rattrapage » et ses délais.

D’après le Baromètre Santé 2010 de l’Inpes (données à paraître), 48 % des dernières grossesses n’étaient pas planifiées chez les femmes de 18-24 ans.
Le recours insuffisant à la contraception d’urgence est l’une des raisons qui peuvent expliquer ce pourcentage.

En 2007, seulement une femme sur dix ayant eu recours à l’IVG avait utilisé la contraception d’urgence pour éviter la grossesse. Neuf femmes sur dix ne mettent donc pas en place de stratégie de rattrapage à l’issue d’un rapport sexuel à risque.

La tranche des 18-24 ans utilise peu la contraception d’urgence : seuls 12,5 % des femmes sexuellement actives de cette tranche d’âge y ont eu recours dans les douze derniers mois, vs 25,6 % des 15-17 ans. (Baromètre santé Inpes 2010).

Il semble que beaucoup de femmes méconnaissent les délais des différentes méthodes existantes, leur mode d’utilisation, les possibilités d’accès, etc.
Face à cette situation, le ministère des Affaires Sociales et de la Santé et l’Inpes ont conçu une nouvelle campagne de communication comportant trois spots radio diffusés à partir du 22 juin et des actions sur Internet (bannières web, site de référence sur la contraception). L’objectif est d’informer les femmes -en particulier les 18-24 ans- qu’en cas de doute, elles ont jusqu’à cinq jours (cent vingts heures) pour agir.

La contraception d’urgence est souvent appelée « pilule du lendemain », ce qui laisse entendre qu’il s’agit d’une pilule à prendre dans les 24 heures.
Or pour éviter une grossesse, les femmes disposent en réalité de jusqu’à 120 heures selon la méthode utilisée (toutefois, plus on y a recours rapidement, plus l’efficacité est importante) :


-  Jusqu’à 3 jours après le rapport non-protégé : les femmes peuvent obtenir directement sans ordonnance un moyen de contraception d’urgence (gratuit et anonyme pour les mineures).

-  Entre 3 et 5 jours après le rapport non-protégé : les femmes peuvent se procurer, uniquement sur prescription médicale, une pilule contraceptive d’urgence.

Ce délai maximum, message au cœur de la nouvelle campagne, est important à connaître, tout comme les différentes méthodes (hormonales ou par pose d’un stérilet) existantes.

Une campagne de sensibilisation pour rappeler qu’en cas de doute, des solutions existent

La campagne, sous forme de spots radios (du 22 juin au 10 juillet 2012) et de bannières web (du 22 juin au 17 juillet), s’articule autour des prises de risque les plus fréquentes : l’oubli de pilule, l’accident de préservatif et l’absence de contraception.
Elle met en scène les questionnements de trois jeunes femmes confrontées à ces situations : entre anxiété, doute et négociation avec soi-même.

« Bon, le préservatif a craqué hier soir. Mais y’en a qui essayent pendant des années... ».

« J’ai oublié ma pilule hier... Si j’en prends deux maintenant, ça devrait le faire, non ? Ça fait trois ans que je la prends tous les jours, je ne vais pas tomber enceinte direct ? »

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Tout en misant sur l’humour et l’empathie, la campagne présente ainsi la contraception d’urgence comme un moyen d’écarter les affres du doute, souvent omniprésent après un rapport sexuel à risque.
Elle invite aussi les femmes à aller plus loin, en les renvoyant vers les professionnels de santé et le site choisirsacontraception.fr.

L’ensemble des supports grand public de la campagne renvoie sur ce site qui permet de bénéficier d’informations, d’outils et de conseils sur les différentes méthodes de contraception régulières et d’urgence.
On y retrouve notamment la fiche « Que faire en cas d’oubli de pilule ? », les questions les plus fréquentes sur la thématique, des témoignages.

Source : INPES
www.inpes.sante.fr