Contribution des mutuelles au redressement de l’assurance maladie

Mis en ligne le 17 septembre 2008  

Le gouvernement vient d’annoncer des mesures pour redresser les comptes de la Sécurité sociale. Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité française, prend acte des mesures proposées par le gouvernement pour redresser l’assurance maladie obligatoire.

Ne pas pénaliser leurs adhérents : l’objectif prioritaire des mutuelles

La Mutualité française n’approuve pas la mise en place d’une contribution supplémentaire qui pénalise lourdement les mutuelles.
Mais, conscientes des difficultés de leurs adhérents et soucieuses de préserver leur pouvoir d’achat, elles mettront tout en œuvre pour atténuer les effets de cette taxation supplémentaire.

Une indispensable modernisation de l’organisation de la distribution des soins

La Mutualité française regrette, une fois de plus, qu’en 2004, le gouvernement n’ait pas pris en compte ses propositions, qui auraient permis de moderniser l’organisation de la distribution des soins en France.
Il n’est plus possible, compte tenu de l’évolution des besoins de santé de nos concitoyens et des formidables progrès de la science médicale, de gérer le système de la même manière qu’il y a 60 ans.
Cette situation conduit, inéluctablement, aux graves problèmes que rencontre une nouvelle fois l’assurance maladie obligatoire et il n’est plus question de céder devant les corporatismes et les idéologies passéistes.

De ce point de vue, les engagements que prend, dans son plan, le gouvernement avec :

* la mise en place de négociations tripartites

* les limitations des dépassements d’honoraires,

* une meilleure prise en charge des maladies chroniques,

* l’évolution des modes de rémunération des professionnels de santé,

* l’accès anonymisé aux données de remboursement pour les mutuelles,

sont une première étape plus que jamais nécessaire à la modernisation de notre système de santé et à l’obligation de ne plus transmettre les déficits actuels aux générations futures.

La Mutualité française plus que jamais vigilante

La Mutualité française veillera à ce que ces mesures soient concrétisées dans la loi de financement de la Sécurité sociale de 2009.
Dans le cas contraire elle s’engage à mobiliser les 38 millions de Français qui lui font confiance, pour dénoncer ce qui n’aurait été alors que la mise en place d’un nouvel impôt.

source : FNMF